Humanités numériques

En quoi consistent précisément les humanités numériques ? A l’heure où cette notion risque de faire une apparition dans les cursus scolaires français et qu’elle est déjà largement développée et intégrée dans les pays du Nord de l’Europe notamment, il semble utile de pouvoir expliciter ce qu’elle recouvre – et les métiers qu’elle engendre.

En France, les humanités numériques sont souvent liées aux métiers des lettres, de l’histoire, de l’archivistique et de la documentation ; toutefois, nous revendiquons une approche plus anglo-saxonne et scandinave des « digital humanities » (humanités numériques), reposant avant tout sur les usages du numérique, tous secteurs confondus. Notre formation regroupe donc les domaines du business, du management, du commerce, de la communication, du tourisme, de la culture, de l’éducation, du social et des sciences politiques. Le but des humanités numériques n’est donc pas la production de technologies et d’outils, mais la compréhension et la prise en considération de leurs usages et des transformations qu’elles produisent du point de vue stratégique, organisationnel, pratique et éthique.

Concrètement, tous les domaines et tous les métiers sont concernés par les humanités numériques, à partir du moment où ils ne sont pas focalisés sur la production pure de technologies, mais où ils traversent une phase profonde de transition numérique. C’est le cas, par exemple, pour les métiers des ressources humaines et du commerce, ceux du tourisme et du patrimoine (notamment la dimension de valorisation d’expérience de visite), ou encore ceux des collectivités territoriales et de leur rapport à l’usager. Dans ce sens, les étudiants de Campus Tech sont formés aux enjeux de ses usages, mais également à certaines techniques numériques et digitales essentielles pour leur insertion professionnelle.